Hellfest OpenAir Festival 2010

Motorhead @ Hellfest 2010
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Hellfest OpenAir Festival 2010

Couverture de l’édition 2010 du Hellfest qui se déroulait du 18 au 20 Juin à Clisson (44).

Le premier groupe en ouverture est Gorod. Les bordelais ouvrent le bal sous un grand soleil avec leur Death Progressif, violent et énergique. Guillaume au chant est torse nu,  et déjà des headbangs se font sentir. Le groupe nous offre un set violent et speed avec un enchaînement de titres hyper rapide. Les trois titres pour les accréditations des photographes sont déjà terminés. Le groupe termine son set avec des riffs percutants et un dynamisme à toutes épreuves. S’ils passent près de chez vous, n’hésitez pas à aller les voir.

C’est au tour de 69 Chambers, un power trio Suisse, de nous distiller leur métal alternatif qui ne laisse pas de marbre la faune,  devant les deux charmantes interprètes qui composent ce trio. Un métal sombre dès les premiers accords, mais tout aussi percutant avec des sonorités « pop » sur les chorus, comme sur le titre « the day of the locust «. Nina, au chant, nous offre une excellente ambiance. Le public fin connaisseur adhère au style. Premier coup de cœur musical en ce qui me concerne.

Au pas de course je file sur le MainStage 2 pour être dans la première vague de photographes.

Les finlandais de Swallow The Sun débarquent sur scène pour lancer leur doom métal. Ambiance lourde et mélancolique sur certains passages, à croire que les influences de ce groupe se situent vers le dark métal,  mais leur coté doom est bel et bien présent. Cela bouge bien sur scène, un peu moins dans le public mais pas mal de monde s’arrête pour les écouter.

Evile sur le MainStage 1, les britishs pas très souriant avec leur thrash métal a réveiller les morts. Davantage de monde collé aux barrières, leurs fans sont là. Ça tape, riffs speedés dans la plus pure tradition thrash. Ce jeune groupe a une présence digne des plus grands tel que Slayer, Nevermore ou Exodus. 

On repart sur le MainStage 2 avec Crowbar. Ça démarre très fort, Kirk s’amuse à grimacer devant les photographes qui se trouvent dans le pit. Derrière, le headbang est de rigueur sur tout le set, la sueur se fait sentir sur scène et dans le public.

L’entrée sur scène de Mass Hysteria se fait avec Mouss, qui, depuis le backstage, parle à la foule. Les furieuses et furieux sont de la partie, Mouss arrive sur scène avec une nouvelle coupe. Et c’est parti !  Le public bouge au rythme des riffs de grattes, en symbiose avec le groupe qui a une patate d’enfer. La furia est lancée, les lascars de Mass ont déclenché les hostilités dans le public pour des pogos, slams et wall… Voilà une excellente prestation qui nous est offerte.

Du folk métal sera de mise avec Finntroll. Ils arrivent sur scène avec des visages grimés et des habits bien « folklore ». Leur style est une savante alchimie entre métal et polka. Si si.. et le public réagit très bien en dansant sur ces airs entraînants. Quelques drapeaux scandinaves apparaissent ici et là dans la fosse. Bonne ambiance entre le chant et ce coté métal festif bien rodé. Voilà ma deuxième découverte musicale en ce qui me concerne.

Une petite bière pour me rafraîchir et me revoilà pour les allemands indus de KFDM et leur musique froide et mécanique. Sacha aux claviers, accompagné par Lucia aux cheveux roses, nous donnent une bonne dose de métal indus. On peut dire qu’ils sont les précurseurs de ce style, bien avant Rammstein. Dans le public cela bouge sur ces rythmiques entraînantes et robotiques.

Que de monde d’un coup devant le MainStage 2 ! avec une foule bien chaude pour l’arrivée de Walls of Jericho. Candace arrive sur scène de bonne humeur, avant d’envoyer du bon hardcore metalcore qui pousse les murs d’enceintes ! la terre tremble, sur scène ça jump ! Candace invite le public à faire de gros circle pit , celui-ci s’exécute donnant du boulot à la sécurité (grand professionnalisme de ce côté là, du bon boulot). Les morceaux s’enchaînent tout en puissance et nous donnent une magnifique claque en pleine gueule.

Après Walls of Jericho je retrouve avec plaisir les Deftones, dans un look classique en pantalon bleu et chemise rose et.. un peu d’embonpoint.. Bon régime et pleine forme pour Chino avec une excellente présence sur scène. Il bouge énormément, danse même sur certains titres. La voix nous donne toute sa puissance, ça fait plaisir à voir. Chino se fait plaisir avec un bon bain de foule. Un excellent set du combo mythique, et des spectateurs ravis et pogotants.

On doit bien avouer que jusqu’à maintenant,  on a eu de bien belles prestations pour cette première journée.

Il est déjà 18 heures et j’ai le ventre vide !.. damned .. une petite bière et me voilà reparti en goguette vers la prestation d’Hypocrisy et leur death métal suédois. Chose rare en France, les fans se massent contre les grilles pour les acclamer. Les Headbangs se font à l’unisson avec leur musique, mais ils savent parfaitement drainer le show tout en gardant leur son et sans partir dans les clichés du genre.

Vêtu d’un maillot « Suicidal », Mike déboule sur scène en présentant les membres du groupe qui portent un maillot au couleurs des Lakers, c’est violent & funky,  bref du bon Infectious Grooves. Ça bouge et Psycho Mike, tel une vraie tornade, distille son métal funk. Le tout est sévèrement burné et cela fonctionne à merveille. Sur la fin du set, Mike fait monter des spectateurs sur scène.

Après les Infectious Grooves retrouvons les maîtres du hardcore avec Sick of it all 25 ans déjà que ces lascars de la big apple mettent le feu dans les salles du monde entier. La légende est belle et bien là. Pete fidèle à son image avec sa crête blonde digne d’une arête de requin se démène sur scène, suivi de près par de gros riffs lourds et gras. Les slams font rage, tandis que la fosse devient l’enfer…

Après cette belle baffe, c’est au tour de Sepultura. Derrick Green arrivant sur scène. Une présence accrue et dynamique, du grand art pour cette formation mythique. Du thrash métal pur et dur dans toute sa splendeur. Le set est très très bon, mixant anciens et nouveaux titres. Un vrai régal !

La nuit tombe sur Clisson quand arrive le concert d’Arch Enemy. La foule se presse devant la scène afin d’admirer Angela. Une remarquable voix, de la présence,  sur des riffs tout en puissance. Le death métal d’Arch Enemy est bien ancré sur ses bases et dans ses influences, le groupe détonne sans failles.

Un nouveau passage au stand pour un ravitaillement ! .. et hop j’enchaîne sur Fear Factory qui revient avec ce nouvel opus « Mechanize » et le retour de Dino. La machine lourde déboule avec des anciens et nouveaux titres. Clisson tremble avec les blasts et riffs bien plombés,  Fear Factory « is here » , et le fait entendre.

Pour clôturer cette première journée, retour au MainStage 2 pour le final avec Biohazard. Nos petits gars de Brooklyn ont fait le voyage uniquement pour le Hellfest. Ils nous offrent tout ce qui a fait la marque de fabrique du groupe. Un rap hargneux mélangé au métal/hardcore, donnant un son massif et des sonorités explosives et violentes. Seinfeld et Graziadei percutent la foule de leurs voix bien caractéristiques, Que c’est bon pour la dernière de cette journée !


Allez, direction vers le MainStage 2 pour reprendre les hostilités avec Tamtrum. C’est un concert bien matinal devant un public encore endormi.. Dommage, car le show du groupe, entre électro et indus, nous donne envie de bouger. Sur le fond de la scène quelques images du « pape »  en guise de réponses aux diverses polémiques sur le coté satanique du Hellfest…  Un bon concert, qui nous réveille les esgourdes.

Filons vite voir Delain, formation des pays bas, distillant un power métal symphonique drivé par la belle Charlotte ainsi que par Martijn Westerholt (l’ex Whitin Temptation). Leur musique envoûtante vient enchanter nos oreilles et nos sens. Telle une sirène, Charlotte envoûte la fosse. Une très bonne prestation dans une pure tradition du métal symphonique et une découverte fort sympathique en ce qui me concerne.

Et hop,  je recommence les continuels allers-retours entre les deux MainStage et me voilà devant Tankard, groupe métallo thrash festif outre-Rhin ! Gerre arrive telle une furie sur scène avec une bouteille gonflable Heineken (merci la pub).  Ça ne rate pas ! au premier rang de la fosse on voit les verres de bière se dresser ! Le bassiste descend dans le pit pour se rapprocher de son public.  Voilà un groupe pour qui fête et rock rime avec bière…

Yesterday & Tomorrow débute sa prestation sans concession. Petit accident rigolo en début de live avec la gamelle d’un backliner qui rebranchait un pied du micro. Merci la pluie et le sol glissant… Fou rire du groupe et du public. Y&T offre un bon set avec leur hard rock qui ne prends pas une ride, bien dans la trempe des années ’70s. Riffs à bloc,  puissance et énergie pour ce superbe show.

14H30,  et c’est au tour de Raven de nous donner leur heavy métal cinglant.  Le power trio de Newcastle, est toujours bien en jambe et nous délivre son rock sans concessions.

Première pause au stand à bières.. avant de contempler nos joyeux canadiens d’Anvil.  Cerise sur le gâteau pour les photographes,  on nous autorise un shoot sur tout le set du groupe.

Journée heavy-métal avec l’arrivée de Lips souriant et faisant causer sa gratte. Glenn et  Robb s’éclatent comme des furieux.  Sur la fin du set, Lips sort un « gode » doré de sa poche, nous dévoilant ainsi une nouvelle façon de jouer de la guitare… Les canadiens du premier rang sont en extase…

Attention ! maintenant voilà la relève d’ACDC !  Les lascars australiens d’Airbourne déboulent sur scène tels une tornade. Joël O’Keeffe  galope et grimpe partout, un vrai surexcité. Un timbre de voix proche de celui de Bon Scott. C’est sous le soleil que Joël escalade une des tours, sans aucune protection. It’s rock’n’roll ! Un excellent set déjanté.

Nevermore est déjà sur scène prêt à lancer les hostilités avec Warrel Dane au chant portant un bonnet du Hellfest. Et c’est parti avec leur power thrash sombre et violent. Les riffs de Jeff Loomis sont puissants, son étiquette de guitar-héro lui colle parfaitement. Le public est présent, sans doute à cause de la rareté des prestations de ce groupe en France.

Voilà un passage remarqué sur les terres de Clisson. Beaucoup de monde devant la scène pour le grand et magique Slash.  Il est là avec son groupe, et la sécurité est un peu sur les dents depuis l’incident en Italie.  Les morceaux des Gun’s sont rejoués ainsi que les titres de son nouvel album.  Slash est en forme et dynamique, un vrai régal que de voir ou découvrir ce guitariste hors normes.

Nous retrouvons nos frères canadiens avec Annihilator. Le power trio déroule un trash métal fort bien maîtrisé, avec talent et perfectionnisme. Aux commandes Jeff Waters et  Dave Padden. Le public bouge et chante à l’unisson avec le combo.

Petit retour sur le MainStage 1 pour le très mythique Twisted Sister et leur hard rock des années 80’s. Dee Snider non maquillé arrive accompagné de son pied de micro rose.  Intro musicale avec « seek and destroy » de Metallica. Une tranche d’âges murs ponctue la fosse, le public est enthousiaste et enjoué. Twisted Sister offre un excellent show avec leurs titres, ils s’éclatent, it’s rock’n’hard !

La nuit tombe sur nous et voilà que je croise une horde de maquillés blafards. C’est noir de monde ! en attente d’un des seuls groupes terrestre qui défend le black métal : Immortal, débarquant sur scène accompagné de flammes.  C’est l’euphorie,  avec des femmes en transe à la sortie du pit !  Abbath, Horgh et Appolyon offrent un set très détaillé et travaillé avec une voix venue d’outre-tombes. Les âmes perdues vont surgir sous les effets pyrotechniques. Un spectacle à la hauteur du combo, et bien ficelé.

Un immense rideau recouvre la prochaine scène..  Sur un coup de canon, Alice Cooper sort du néant sous les acclamations de la fosse. La légende du rock débute son show, comme une histoire qui avance pas à pas tout au long du concert.  Il interprète les classiques de son répertoire, ce qui met toute l’assemblée en accord… Le père du métal horrifique nous offre un spectacle digne de son calibre, et le public en redemande.

Dernière scène de la soirée avec Carcass qui balance, en guise de conclusion de cette journée, leur grindcore acerbe. Sur un fond projeté, cadavres des camps de la mort, malformations génitales, croissant islamique, l’ambiance des plus glauque délivre avec panache le death de ce groupe. Jeff Walker déroule les titres qui font suite à la reformation du groupe dans un style lourd et noir,  un show bien orchestré à l’image de ce groupe…


Après un petit passage technique au bus presse (recharge des batteries de l’appareil photos), je file voir Sabaton et leur power métal qui en met plein la gueule.  Joakim Brodén au chant est vêtu d’un gilet de protection tel un guerrier moderne du métal. Le power trio assène des coups sans concessions et avec force. Parfait pour nous mettre en jambe dans un style très jeux vidéos.

C’est au tour des scandinaves Freak Kitchen . Hymne à la six cordes déboussolée, Chris Ortefors est équipé d’un casque lourd, gilet pare-balle… Ils ont du faire une guerre avec Sabaton en backstage (rires). Ils nous délivrent du hard rock progressif, hyper technique avec toujours ces moments accrocheurs et humoristiques. Mattias IA Eklundh est toujours aussi magique et nous offre un set qui ne laisse pas de marbre l’assemblée.

Filons vite vers le primal des allemands de Primal Fear,  amené par Ralf Scheepers. Les riffs sont gros et détonants, un excellent power métal à la sauce germanique. Une bonne ambiance sur scène qui se communique fort bien à la fosse.

Évadons-nous du côté des vikings,  costumes adaptés et visages grimés..  le tableau d’Ensiferum nous apporte sur un drakkar un folk métalleux tout droit sorti des mythes et légendes nordiques.  Le headbang est de rigueur sur l’avant scène, devant des lutins malicieux. Un style musical étonnant, à découvrir sans la moindre concession.

Allez, on enchaîne avec des vieux de la vielle U.D.O. Le leader charismatique (ex d’Accept) débute le show avec entrain. Comme souvent pour ce genre de formation, on retrouve dans les rangs tous les anciens du Hellfest qui affrontent avec verve le power métal d’Udo Dirkschneider. Les allemands distillent un set efficace et percutant avec cette voix si reconnaissable. Cela me fait un grand bien de me retrouver face à ce mur old school. Quelle efficacité, c’est imparable !

Les concerts s’enchaînent sans pauses, et me voilà dans une ambiance death métal avec Behemoth. Les polonais débarquent en tenues sorties d’un film de Conan. Dès les premiers riffs on sait où l’on va !  C’est très brutal et techniquement bien rodé. Drums caverneuses,  riffs torturés,  et pogo et slam dans la fosse. Le décor est jeté, le groupe prouve parfaitement la consistance du titre de meilleur groupe de l’année qui leur fût décerné.

Attention, attention mesdames et messieurs,  les vétérans du métal anglais déboulent sur les MainStage 1. en la présence de SaxonBiff Byford la crinière blonde au vent, -et malgré quelques imprévus (son oreillette de retour ne faisant que tomber)-,  déroule son rouleau compresseur heavy métal. Au devant des crash-bar, perfectos noirs et cuirs comme à la grande époque.  Comme quoi le rock’n’roll n’a pas prit une ride !

Après ce moment d’anthologie, je retrouve le très déjanté Devin Townsend. Grimaces et expressions à faire rire, il balance des riffs tapageurs qui collent bien aux oreilles du public.  Les slams débutent sur les coups acerbes du canadien et de ces titres venant du dernier opus. Le public réagit plus que positivement et l’un des gratteux – découvert par Steve Vai-  nous offre ses créations dont lui seul a le secret.

Bas les masques ! avec l’arrivée de Cory Taylor (#8) et de son acolyte James Root (#4) de Slipknot mais cette fois avec leur deuxième groupe Stonesour. Corey offre une puissance vocale assez remarquable, accompagnée par une musique puissante et mélodique. Ils envoient du grain. Leur nu métal fait mouche tandis que Corey monte sur les enceintes pour se faire valoir. Stonesour a marqué son empreinte sur le grand mur de Clisson.

Gary Holt  est déjà sur scène avec Exodus, du pur trash métal en provenance directe de San Francisco. Dès les premiers rugissements de Gary, la foule part en “pogo” puis ensuite pour des “circle pit”  “wall of death” et autres “braveheart” démentiels ! Des nuages de poussières masquent la scène tellement la foule en masse bouge sur les riffs d’Exodus. C’est sous une pluie de ballons que la prestation se termine dans le chaos et la puissance du groupe.

Le temps de me remettre de mes émotions et de courir vers le groupe composé du plus célèbre des bassistes anglo-saxon, le bien nommé Lemmy Kilminster ! avec ces complices de Motorhead. La foule hurle « Lemmy, Lemmy !! » . Gracieux, le  sourire aux lèvres, il envoie la sauce, dans un trio lourd et rapide. Des titres de « Motorizer » se font entendre entre-coupés par les standards du groupe. Une prestation en demi-teinte.. en raison de paroles qui partaient en yaourt par moment … Un petit coup de faiblesse sans doute, à mettre sur le compte de la chaleur environnante.

Après le mammouth Motorhead, attaquons nous au T-Rex de Slayer. Tom Araya tout sourire et les riffs ravageurs de Kerry King imposent le combo sur scène. Le public est comme fou et le show à la hauteur de ce monstre sacré du métal… Malgré les quelques soucis de santé d’Araya,  le groupe est toujours aussi actif et déterminé à être le père du thrash.

Nous voilà sur le final du Hellfest, avec le grand retour de Kiss. Accréditations limitées pour les photographes. L’avant scène est bondée, et dans l’attente, le public s’agite. C’est sur une intro grandiloquente que la bande à Gene Simmons a fait son apparition sur un « You wanted the best, you got the best, the hottest band in the world, KISS ».  Effets pyrotechniques à gogo,  Gene crache du sang après une léchouille avec sa guitare hache.  Paul traverse la fosse en tyrolienne et rejoint une plate-forme à l’autre bout du festival d’où il jouera quelques minutes.  Des explosions se font retentir, sur les écrans géants des clins d’œil en hommage à Hendrix, Beatles, Joplin, et pas mal de photographies des membres de Kiss, avec et sans maquillages.  Un show démesuré à l’image du groupe, qui se termine sur un feu d’artifices. Les fans sont conquis, malgré un petit raté.. ( l’envie du groupe de faire chanter la Marseillaise au public.. ).

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