Hellfest OpenAir Festival 2013

Volbeat @ Hellfest 2013
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Hellfest OpenAir Festival 2013

Après une nuit assez courte, le jeudi soir fut le début des hostilités au niveau du MetalCorner permettant de prendre la température auprès des festivaliers pour cette nouvelle édition du Hellfest : c’est toujours aussi festif avec un bon plateau sur la scène off du festival, la pluie n’y fera rien, le houblon coulera à flot cette nuit.

Double injection de café dans les veines et direction le champ Louet pour cette première journée qui va s’annoncer riche en groupes.

Kissin’Dynamite (scène Mainstage 01)

La fourrure sur la tête, le sleaze germanique tout droit sortie des années 80 résonne sur la Mainstage 01. Après un passage à Bordeaux très remarquer, le groupe oscille sur un set bien remarquable le tout devant un public déjà bien présent pour une heure si matinale pour le glam. Les morceaux du nouvel opus (Sex, money and power) sont largement jouer, le groupe prenant bien possession de toute cette grande scène, jouant l’interaction avec la foule qui se prêtera au jeu. Un set très court mais intense. Le glam a sonné.

Vera Cruz (scène Warzone)

Le temps de courir pour arriver à la Warzone qui cette année est fort bien mise à l’écart plongeant celle-ci comme un petit festival à l’intérieur du festival pour assister au set ultra musclé ou le hardcore tranché à vif sera au rendez-vous des amateurs. Premier concert et première boucherie à la Warzone qui porte bien son nom avec cette boue quoi de mieux pour des pogos, moshs et circle pit que les parisiens prendront plaisir à lancer et même à aller au centre de celui-ci pour mieux prendre la température. Point de concession, Vera Cruz a les clefs en main en ouvrant cette scène et l’ouverture se fait avec brio, seul bémol cependant les basses un poil trop audible qui empêchait d’entendre au mieux les multitudes de riffs du groupe. La goutte d’eau dans cette boue fut le wall of death que Thierry ordonna de lancer à la fin de leur set (s’octroyant de couper le morceau pour mieux le relancer sur le premier wall de la journée).

SSS (scène Mainstage 02)

Un peu de crossover thrash avec les gars de Liverpool de SSS et non de The Beatles (il n’y a pas qu’eux de Liverpool les gars !!)  le son est celui que l’on écoute facilement lors d’un BBB (Bowl Beer Barbecue) bref dans un univers skate mais hélas le groupe n’a pas de chance, le son sera grandement gâché tout le long du set (ok je suis mauvaise langue, le son sera un poil meilleur en fin de set) mais une bonne partie, on se pose la question de savoir si la guitare est branché car celle-ci semblait inexistante (et pourtant je n’ai pas rapporté de boue dans mes oreilles en sortant de la Warzone). Un groupe qui aurait eut sa place à la WZ et non sur le Mainstage, ici le public faisait un peu vide face à la grande scène.

Berri Txarrak (scène Warzone)

Après une très belle surprise de leur album, enfin l’occasion me fut donné de voir ce que donne les  gaillards originaires de Lekunberri en live et de surcroît à la Warzone, ni une ni deux que je me presse d’y aller. Chose étonnante le chanteur/guitariste est plus plongé dans son micro, cheveux lui couvrant le visage ressemblant vaguement à un Dave Grohl.  Les morceaux sont en Navarais (en basque en gros) ce qui rebutera un peu le public à part le premier rang ou l’ikurriña sera grandement présent. Les morceaux sont énergiques, le son rock alternatif est agressif avec cette touche mélodique propre au groupe qui ne laisse pas indifférent. Il ne manquait plus qu’un peu de txapa et d’axoa pour se sentir en terre d’Euskadi.

Bison B.C. (scène Valley)

Un saut à la Valley à l’autre bout du festival pour aller voir et écouter les gars de la Colombie Britannique  de Vancouver et le voyage sous cette tente en valait le détour. Le sludge metal qu’effectue le groupe est bon, très bon même, le son des instruments se fait lourdement entendre à la différence de la voix (problème de micro). Bison BC enflamme la Valley via la lourdeur du sludge qui est balancé et le cactus dans la vallée avec le gratteux qui explosera sa hache à la fin du set sous les acclamations du public.

Bane (scène Warzone)

Un p’tit peu d’hardcore punk from Boston avec Bane et comment dire Aaron Bedarddevait vouer un culte à Joe Dalton pour arborer un polo taille XL rayer jaune et noir ou noir et jaune comme vous voulez tout en ayant de bien ancrer une casquette couleur bleu ciel (celui qui se fait absent ce jour au dessus de Clisson) hormis ce passage vestimentaire digne de la semaine de la mode, Bane fait du Bane : c’est du direct sans chichi. La sauce hardcore de Boston divisera un peu la Warzone entre les fans inconditionnels et les autres qui découvrent le groupe. Bane prend bien position sur scène entre pas mal de jump, du père Bedard qui ne cesse de bouger tout est ici en mouvement sans avoir prit un coup de vieux musicalement parlant.

Black Cobra (scène Valley)

C’est le duo de Black Cobra avec leur sludge mononeuronal qui va sévir sous la Valley. Le son qui dégouline des amplis est un groove bien sale avec une pointe agressive dans les riffs qui ne laissent aucun temps mort. Black Cobra enquille les morceaux sans répit, ce duo est impressionnant à entendre et à voir de part la force qu’il diffuse à seulement deux sur scène.

Negative Approach  (scène Warzone)

Le temps d’arriver à la Warzone (diantre qu’elle est loin) pour assister au set de Negative Approach et comment dire hormis le son impeccable le groupe se la joue trop hardcore avec un Richardson qui tournera le dos au public tout le set préférant jouer de sa guitare pour son ampli et de Brannon qui dévisagera le public et les photographes comme s’il cherchait celui qui lui avait piqué son Yop. Le set est quand à lui bien ancrer dans les sonorités hardcore de Detroit, mais il manquait un petit truc en plus pour réellement tenir l’accroche en live.

Saxon (scène Mainstage 01)

Un crochet pour arriver sur la fin de set de Saxon et assister au traditionnel set de la formation de Byford qui semble être en très grande forme. La puissance musicale du groupe se fait largement entendre face à une foule en masse. Regret de ne pas avoir pu en voir plus.

Hellyeah (scène Mainstage 02)

Hellyeah sur le papier et en album c’est du bon son qui tâche avec Vinnie Paul (ex Pantera) à la batterie et de Chad Gray (Mudvayne) au chant qui arborait une coupe iroquoise bien rouge à en faire pâlir un coq on s’attendait à avoir du lourd sur scène mais hélas à force de trop hurler Gray s’essoufflera sur certains morceaux rendant un poil plat le chant. Ce petit bémol vocal mis à part le reste est bon, la réunion des différents milieux musicaux de chaque membre arrive à fédérer le public qui sera convaincu de la prestation et acclamant Vinnie Paul (l’ombre de Pantera se faisant sentir ce week-end avec la présence de Down pour les deux autres jours).

Deez Nuts (scène Warzone)

Les Australiens de Deez Nuts prennent possession de la Warzone histoire de montrer que le hardcore existe toujours bien au pays des kangourous. Le groupe qui va entamer sa tournée à l’occasion de leur prochain album Bout It qui sortira en Juillet/Aout 2013. La communion avec le public se fait largement bien sentir. Le groupe oscille toujours entre un hardcore – hiphop  finement bien mener avec un JJ Peters en grande forme (le groupe à joué la veille à Limoges) ou les morceaux emblématiques sont joués mais est-ce le temps gris ou la fatigue dans les jambes du groupes qui fait que celui-ci ne se bougent pas beaucoup sur la scène. Un set sans fausse note, Deez Nuts aura joué un set pêchu mais il manquait le petit truc en plus pour se prendre une bonne claque avec eux en live.

Testament (scène Mainstage 02)

La bande à Chuck Billy arrive sur la scène de la Mainstage 02 et d’entrée le thrash de Testament défonce tout. Testament c’est du thrash massif avec pas mal d’anciens morceaux joués qui fera exploser des mosh pits et autres circle dans le public. Tout le groupe est à fond et en très grand forme, le petit bémol sera par moment un son un cran brouillon mais qui n’entachera en rien le show. Des morceaux de Dark Roots Of Earth seront également de la partie. Riffs efficaces, blastant à mort le tout travailler à la perfection. Testament aura fait un set d’une heure qui aura bien enflammé la Mainstage qui est déjà bien noir de mondes, on sent la soirée avec ces « têtes d’affiches » pointent le bout du nez.

Terror (scène Warzone)

Le temps d’un sprint pour ne pas rater le set de Terror qui va débuter leur set à la Warzone. Public en masse qui en fait devenir toute petite cette scène du Hellfest pour acclamer la bande de Scott Vogel et là dès le premier morceau c’est se prendre une magistrale claque à travers la gueule mettant tout le monde d’accord = Terror c’est du massif tel un tsunami il vient d’exterminer toute la Warzone avec cette machine de riffs outiller pour la scène. Le son old school des Américains claque fort enterrant chaque note au plus profond de notre cerveau. L’énergie est débordante dans le groupe et dans le public. Le groupe s’impose et Vogel motivera le public à faire travailler les Challengers avec les slams qui vont pleuvoir dans le pit. Un très bon set de Terror qui aura mit tout le monde d’accord et aura enterré en toute amitié les autres groupes qui auront joué avant : une branlée vient d’être placer par Terror.

Kreator (scène Mainstage 02)

Retour sur la Mainstage 02 pour assister au set de Kreator et de son génialissime frontman Mille Petrozza. L’intro se fait avec « Mars Mantra » pour vite enchaîner sur un « Phantom Antichrist » qui va tout de suite montrer de quoi est capable le public (petite réponse faite en retour des propos de Dee Snider sur le thrash) en déployant des circle pit et wall of death au fil des morceaux. Le thrash germanique de Kreator fait mouche à chaque coup, aucun répit ne sera fait durant le set, peu de dialogues avec la foule : Kreator est là pour faire son show et user le public. Dernier morceau avec « Tormentor » histoire de finir d’achever les quelques thrasheux encore debout et le groupe après un salut quittera la scène.

Agnostic Front (scène Warzone)

Beaucoup de monde à la Warzone pour assister au set d’Agnostic Front qui aura eut bien des galères pour arrivée à Clisson (leur compagnie aérienne avait perdu leur matos). Oubliez cette mésaventure et place au show avec du côté public des envolés de tout genre dès les premiers riffs d’ »Addiction »  mais hélas au fil des morceaux se laissera percevoir que Roger Miret n’est pas à fond dans ses chants et il en est un poil identique avec les backings vocals qui seront un peu à la ramasse (le coup du matos perdu semble avoir eut un léger impact malgré tout). Agnostic Front exécute son hardcore qui hélas sera à 50-50 en matière de punch musical que généralement le groupe distille à la perfection.

Helloween (scène Mainstage 02)

Les citrouilles germaniques sont posées sur la Mainstage 02, oui Helloween va faire son show, la bande à Deris est en très grande forme (la mobilité du groupe sur tout le set le prouvera belle et bien). Le groupe débute avec un « Eagle Fly Free » pour le plus grand plaisir du public avec ce combo de solos de guitare, basse et batterie que contient ce morceau. Le son est excellent (gros soucis durant cette journée sur pas mal de scène) autant sur les instrus que sur la voix. Gerstner fera l’acrobate en jouant de la guitare entre ses jambes le tout avec la tête à l’envers (il faudrait qu’il me donne les coordonnées de son osthéo pour le coup). Helloween a sorti la grosse artillerie avec des multitudes de gros riffs qui vont rugir les enceintes de la scène. Les classiques seront bel et bien présent au plus grand plaisir des vieux fans et des nouveaux (ceux qui ont découvert sur le tard le groupe), le tout dans une bonne humeur. Le clou du set sera avec un « I Want Out » que le public reprendra en chœur.

Anti Flag (scène Warzone)

Retour à la Warzone avec Anti-Flag et le public est venu en masse (ou alors ce sont les mêmes que pour Agnostic Front). Le punk hardcore de Pittsburgh se fait énergique, les nombreux jumps de Chris#2 le prouveront bel et bien tout le long du set. Anti-flagfait toujours autant merveille en live et de surcroit quand le groupe opte pour taper dans les classiques chose qui ravira le public bien en masse et en communion avec le groupe car lorsque Sane balance au public de jumper, celui-ci s’exécute (pratique car cela permet de tasser un peu la terre de la Warzone). L’activisme du groupe se fait entendre par moment entre les morceaux dérangeant nullement l’audience. Pour finir, Thetic va démonter sa batterie pour la remonter dans le public histoire de joueur « Power To The Peaceful » en symbiose avec celui-ci. Un excellent set qui aura été fait ce soir par Anti-Flag.

Neurosis (scène Valley)

Place au son massif que déploie Neurosis sous la Valley. Étrangement après subit un gros set d’Anti-Flag juste auparavant et avec cette lumière blanche qui prônait sur la scène mais cela cassait un peu l’ambiance que dégage habituellement le groupe.  Un live assez étrange : c’est le mot déjà par l’absence de Graham dont le groupe s’est séparé et du set un poil « plus classique ». Malgré cela il y a des surprises (comme dans les kinder) avec un « Eye » qui est rarement présent en live et celui-ci est un mastodon de violence. Landis derrière son clavier est possédé durant tout le set que déploiera Neurosis. Ce qui est manque est cette putain de griffe de Graham avec les vidéos et lumières qui fermait le claque merde visuellement à pas mal de groupes : l’absence se fait grandement sentir ce soir sous la Valley ou alors pas assez de bières dans le sang pour être dans le trip. Les passages ambiances un peu trop calme font trop vite redescendre sur terre malgré une setlist alléchante : il manquait LE petit truc pour prendre réellement son pied ce soir.

Sick Of It All (scène Warzone)

Dernier concert de la journée et pour conclure cette grosse journée rien ne vaut un passage à la Warzone pour assister au set NYHC de Sick Of It All. Les vétérans n’ont strictement plus rien à prouver, tel un bulldozer ils vont tout droit défonçant chaque scène partout ou ils passent mais petit hic et non hips mais ou est donc passer la voix de Koller ce soir qui si habituellement est hurlant au possible ce soir le temps de Clisson a du lui voler car sa voix est en peine ce soir. Par contre un qui ne change pas à par en muscle à chaque live c’est Pete Koller qui lui ne cessera de bondir durant quasi tout le set. Côté public cela oscille entre slam et mosh, le hardcore est une union dans la fosse et sur scène. Petit soucis en milieu de set, la puissance sonore est moindre que d’habitude, après la voix de Koller qui est en baisse c’est le son des instrus qui l’est également. Sur « Scratch The Surface » un wall of death sera exécuter histoire de tenir éveiller le public bien présent. Est-ce la pluie ou autre qui a fait calmer le feu scénique et vocal de Sick Of It All quoiqu’il en soit ce soir et étrangement le show fut plus « calme » que d’habitude.

La fin de cette première journée se termine telle qu’elle avait débuté sous un léger crachin qui n’aura nullement empêcher le public d’écouter les divers groupes qui auront joués ce vendredi. Direction l’hôtel pour ma part histoire de se recharger les batteries pour revenir pour une deuxième journée aussi lourde en programmation et qui risque d’être comble pour Kiss.


Il n’y a pas à dire, j’ai beau être matinal, j’ai mal et le temps laisse à prévoir encore une douche constante au-dessus du Hellfest pour ce deuxième jour. Le temps de boire un bol de Benco et deux chocos BN pour arriver à l’ouverture des hostilités du jour. La mauvaise nouvelle du jour est l’annulation du set de Clutch sous la Valley (le groupe jouant le dimanche) suite à un décès d’un membre de la famille du chanteur de Clutch. En remplacement c’est Down qui jouera sous la Valley avec un set de reprise.

Skindred (scène Mainstage 02)

Une intro ragga metal du thème Star Wars résonne dans les enceintes pour faire enfin place à Skindred. Casque G.I. sur la tête, Webbe déambule avec son flow ragga tout en ayant une énorme énergie qui se propagera facilement au public qui jumpera au fil des morceaux. Sonorité Neo-Regga-Metal-HipHop se mêle dans le set de Skindred. Malgré la pluie, le public est à fond laissant plus place à une sorte de dancehall géant qu’une fosse à circle pit. L’ambiance ragga aura réchauffé l’atmosphère, yeah man !

T.A.N.K (scène Altar)

Le temps de se faufiler sous la tente de l’Altar pour assister au set de T.A.N.K et ce death que déroule les parisiens va réveiller les endormis dans la fosse. Le groupe joue avec puissance et avec leurs tripes (ils ont du manger des céréales Lion eux ce matin) ils ont la hargne et ce n’est pas les petits soucis de son (cela saturait un chouilla trop) qui va empêcher le groupe de pulvériser de bon matin les oreilles du public. T.A.N.Koffre un death mélodique un poil agressif qui fait l’adhésion côté public. Set assez court (comme les 3/4 des groupes jouant le matin), les parisiens sont comme chez eux, prenant bien place sur scène, confiant, chose qui fait encore plus plaisir à voir quand on est côté public. Le groupe a assuré leur set, à revoir en tournée dans un set plus long.

Attentat Rock (scène Mainstage 01)

Un saut vers la Mainstage 01 pour écouter un peu de old school hard rock made in France d’Attentat Rock. Le groupe arrive tout grand sourire, bravant cette fine pluie qui ne cesse de s’abattre sur les terres de Clisson transformant la fosse en une joyeuse boue qui fort heureux n’ira pas jusqu’au genou. Un set bien punchy, une très bonne maîtrise de bout à bout du show, le groupe s’éclate sur scène, côté public les fans de la première heure également, hélas sans grande explosion de liesse, Attentat Rock un groupe que l’on appréciera de revoir en salle ou l’ambiance collera bien mieux, ici hélas le temps aura eut gain de cause.

Asking Alexandria (scène Mainstage 02)

Du djeun’s s’est pressé au plus prêt pour venir voir et écouter le son electrocore / metalcore des Britanniques d’Asking Alexandria.  Le public reprend en chœur les titres du groupe, Worsnop a plus l’allure d’un chanteur de brit’pop que de metalcore avec sa veste noir et ses longs cheveux, le style musicale aussi sort un poil du metalcore avec cette abondance de son electro rapide le tout agrémenter d’une double pédale qui rappel le met’core. Asking Alexandria aura eut quand même le droit de se balancer un wall of death mais dès que viendra un morceau du nouvel album tout retombe à plat : deux hypothèses se présentent soit le public ne connait pas encore le dernier album ou alors la pluie et ce petit vent frais à eut raison d’eux. Pourtant cette pluie collait parfaitement avec l’ambiance d’Asking Alexandria mais pour ma part je ne fus point convaincu de leur set, next time …

Audrey Horne (scène Mainstage 01)

Ah Audrey Horne leur dernier passage en 2011 fut remarquer avec Toschie qui avait été dans le public en fin de set ; les Norvégiens reviennent donc pour présenter leur tout dernier album et réchauffer le public avec leur hard-rock et comme le scande ToschieWe are Audrey Horne and we are the hottest band in the world ! , le message est passé. Le son est riche avec sa multitude de mélodies de haute qualité, l’énergie est débordant, Toschie toujours aussi poseur avec les photographes et cameramans, côté guitare c’est également la même chose avec des poses digne des grands groupes de hard rock : tout est réunit pour réchauffer le public de la Mainstage 01. Bis repetita Toschie retournera dans le public pour les saluer et finir avec eux ce set de grande qualité.

P.O.D. (scène Mainstage 02)

Un retour dans mon adolescence avec le christian nu-metal avec cette petite touche rap/reggae de P.O.D et je ne dois pas être le seul car il y a du monde devant la Mainstage 02 pour acclamer Sonny Sandoval et sa bande. D’entrée de jeu sur « Boom » le public agit en masse et grande surprise Sandoval descendra de scène pour venir au niveau des barrières afin de chanter avec le public mais également d’aider un gosse en galère dans son slam. « Murdered Love » issu du dernier opus du groupe sera également jouer et ce morceau au accent reggae qui fonctionnera bien. Circle-pit seront présent dans le public, une très bonne participation de celui-ci bien en symbiose avec P.O.D. comme quoi le nu-metal a encore des beaux restes et des fans ! Les morceaux tel que « Youth Of The Nation » et « Alive » seront de la partie mais point de « Sleeping Awake » (morceau qui avait fait un gros carton dans la BOF de Matrix) et pour cloturer ce set bien endiabler pour du christian nu-metal la traditionnelle cover de Sublime avec « What I Got ».

The Casualties (scène Warzone)

Après ce revival nu-metal, un peu de sonorité punk hardcore avec les New-Yorkais de The Casualties avec leur son ou un mix de thrash et de oï se font ressentir. Pas la peine ici de chercher du carré, la on est dans le keupon à crête, cela saute de partout, quelques crachats s’envolent (bah quoi c’est punk), du pogos à gogos, il n’y a pas la Warzone c’est un bonheur à l’état pur. Comme tout groupe de punk des reprises sont bien massacrés et c’est pas le « Run To The Hills » qui prouvera le contraire. The Casualties lancera même dans la fosse le jeu du « chicken » : en gros un pogo avec des mecs sur les épaules et goooo ! Voilà un set qui aura fait plaisir à voir et à entendre dans de tel condition : boue, pluie, bière.

Coal Chamber (scène Mainstage 02)

Direction la Mainstage 02 pour voir le premier groupe de Dez Fafara : Coal Chamber, voilà encore un groupe qui va me rappeler mon adolescence !! Et là aussi c’est un parterre en masse qui est venu acclamer la reformation du neo-metal de Coal Chamber.   Fafara comme à son habitude avec DevilDriver est un véritable diable allumé qui est fortement bien accompagner par une tournoyante Chela Rhea. La présence de sonorité indus rajoute côté plus sombre au groupe, constatant que ces riffs groovy-noise donnent de l’énergie dans le public et déclenchant des circle-pit. Coal Chamber aura fait un bon trip-show qui aura ravit tout le monde.

Bury Your Dead (scène Warzone)

Place au metalcore de Bury Your Dead à la Warzone, les gars de Boston vont venir boxer un peu le public qui s’échauffent dans la boue. Avec les morceaux tel que « Eyes Wide Shut », « Magnolia » , « The Outsider » et « Top Gun » c’est un quasi hymne à Tom Cruise qui est fait par le groupe. Chaque morceau sera un processus de circle-pit et de pogos le tout sur des riffs bien puissant qui feront mouches à chaque coup. « Mosh’n’Roll » sera le petit bout de terre encore présent dans cette boue avec des mosh de toute part qui seront exécuter avec un Mat Bruso qui ira avec le public chanter ce morceau.  Set musclé sans trop répit avec une bonne complicité entre le groupe et le public.

Witchcraft (scène Valley)

La tente est comble pour acclamer Witchcraft, c’est même une ambiance électrique  qui règne sous la Valley, les Suédois ayant faillit ne pas pointer leurs instruments du à des soucis de santé, vont prouver que leurs brûlots aux douces sonorités ’70s méritaient d’être belle et bien là. Les instruments suintent le vintage rock et progressif, le public hypnotisé par l’étrange gestuelle de Magnus Pelander s’abreuvera de son implacable placement vocale. Peu de communication avec la foule mais la musique suffit largement pour émettre ce dialogue qui aura pleinement conquis la Valley.

Down (scène Mainstage 01)

On ne peut rater la prestation de Down et du père Anselmo qui fait à chaque fois un énorme show et cela ne rate car dès l’intro de « Eyes of the South » il demandera à un fan de lui envoyer une poupée gonflable tatouer au nom d’Anselmo qui ne manquera pas entre deux gorgées de bières de rouler une pelle à cette femme en latex : voilà qui impose le style du jour. Groupe autant fédérateur avec ces sonorités qui tâches, cette voix grave et puissante (plus qu’en 2011) de Phil Anselmo et avec le sourire en plus, il est en grande forme le boss ! Le son est massif, chaque pincement de guitares enfoncent un peu plus le clou. Si Anselmo ne se frappe pas la tête avec son micro cela ne serait plus lui, donc coup sur le crane il y eut et le sang a coulé. Un hommage sera rendu à DimebagJeff Hanneman ainsi qu’au membre de la famille du chanteur de Clutch.  Le groupe exploite son charisme à fond, musique qui rassemble tout le monde et elle le prouvera avec ce final un peu ou Jason Newsted et Mike Pike pour jouer sur « Bury Me In Smoke ».  Un fin tout aussi énorme que le groupe et Anselmo donne rendez-vous dès le lendemain sous la Valley (ça promet).

Gallows (scène Warzone)

Gallows va finir tout déchiqueter sur la Warzone, ici aucune forme n’est donné, cela taille dans le vif du sujet, morceaux percutant. Thierry de Vera Cruz fera son apparition sur scène pour chanter avec le groupe. Gros contact avec le public, pas de quartier tel a du être le mot en backstage par le groupe. La fosse ne fait plus qu’un avec les Anglais de Gallows : c’est direct. Final en slam pour les guitaristes, une bonne manière de remercier le public.

A Day To Remember (scène Mainstage 02)

Je ne sais pas si cela est le fait d’avoir prit une tannée avec Gallows et Down mais le set d’A Day To Remember m’a paru fade avec cette forêt de chant mélo, des morceaux qui hélas ne m’accrochait pas et il semblerait que cela était du même niveau pour certaines personnes dans le public.  Déception musicale pour ma part avec ce groupe.

Unearth (scène Warzone)

Place au metalcore d’Unearth qui me sortira de ma léthargie subit sur le set d’A Day To Remember et l’électrochoc aura bel et bien lieu à peine le groupe aura lancé les premiers riffs que l’ambiance est bouillante à la Warzone. Set engager de bout en bout, le groupe ne va pas laisser sans repos Les Challengers, Unearth jouant à fond la carte du met’core , recrachant bière et eau dans le ciel, prenant appui sur les retours, le groupe donne tout et la fosse reçoit sans broncher ces avalanches de riffs à travers la gueule et la pluie ne réduit pas le public bien au contre lui donnant encore plus de rage. Unearth a réveillé la Warzone.

Papa Roach (scène Mainstage 02)

Vous reprendrez bien un peu de neo-metal  avec Papa Roach que j’avais découvert à l’époque d’Infest (sorti en 2000) avec des tubes qui étaient diffusés en boucle sur MCM, MTV à la bonne époque ou le metal avait encore sa place à la TV. Avec le fil des années, le groupe a prit en poids c’est devenu désormais une machine scénique avec un Shaddix plus fougueux qu’avant exploitant son plateau de micro pour mieux s’élever sur scène et être à la vue de la gente féminine dans le public . Papa Roach va opter pour des morceaux plus rentre dans le lard que des morceaux mélodiques-ballades en plus le groupe célèbre ses 20 ans d’existence donc il va retracer sa carrière au fil du set.  Quand arrive « Dead Cell » et « Last Resort » les plus vieux headbangeront (ah la jeunesse ressort avec ces deux morceaux), un bon set bourrer de tonus qu’aura fait Papa Roach et qui aura prouvé que le neo-metal n’est pas mort même si par moment on sentait plus un petit côté Rock US que le son des origines du groupes.

Converge (scène Warzone)

C’est maintenant le temps de se prendre une grosse branlée à la Warzone avec Converge et un Jacob Bannon possédé comme à chaque fois par sa musique, devenant une sorte de pantin endiablé désarticuler cela met immédiatement l’ambiance : c’est le règne du chaos qui va prendre possession désormais et sur scène et dans la fosse. Converge fera le choix d’opter pour des morceaux efficaces au détriment de morceaux ou l’on sent notre colonne vertébral se faire arracher à l’écoute des morceaux ou alors est-ce du au fait que Converge perd en intensité en condition extérieur qu’en format tente/salle. Quoi qu’il en soit Converge reste du Converge cela vient briser les membres, le moindre espace encore debout sera achevé en suivant par la voix de Bannon, au moins avec le groupe pas le temps de prendre froid, la fosse est sur des braises ardentes de part la furie que déchaîne Converge qui aura puni la Warzone au bout d’une heure de set.

NOFX (scène Warzone)

J’me promenais dans la Warzone quand tout un coup j’ai reconnu des gars courir plein de boue lalalalala bon ça c’est l’effet NOFX qui se fait sentir et la question de ce soir est joueront-il punk ou reggae la réponse dans quelques minutes les gaillards se font attendre devant une Warzone ras la gueule pour acclamer Fat Mike. Comme d’habitude l’ambiance est décontracté du sloggi, avec entre les morceaux des blagues sur les flatulences et cie c’est un esprit bon enfant qui règne ici. Le set est dans le punk made in NOFX avec des covers de Rancid, Mark Curry, Herbe Alpert et bien entendu le Joe Dassin. Esprit à la bonne saucisse, pogos, slams, reprises en choeurs et en bière des standards du groupe avec un son à en friser les moustaches. Du bon NOFX qui fut ce soir sur la Warzone.

Korn (scène Mainstage 02)

Oubliez les deux passages de Korn au Hellfest, le groupe est belle et bien sur scène avec Head qui a fait son retour au sein du groupe c’est un putain de retour qui est fait là au Hellfest ! Pas de tralala ici, de feux d’artifices à chaque morceau comme à put le faire avant la troupe de KissKorn taille dans le vif d’entrée de set avec un « Blind » de très haute qualité avec un Jonathan Davis au plus de sa forme (physique et vocale). Rythmique assassine (en provenance direct du musée des horreurs de Davis) , un Head en très grande forme (cela laisse à présager du lourd dans l’avenir), Korn écrase tout, le show est énorme, Davis sortira sa cornemuse pour balancer l’intro de « Shoots And Ladders » , deuxième claque à travers la gueule. Tout les morceaux qui ont fait Korn seront jouer, pour faire mon râleur je dirais qu’il manquait « Good God » mais il fallait bien placer l’intro daube en steak de « Get Up ». Hormis ce petit détail, la fosse n’aura fait qu’un seul homme tout au long du set de Korn qui aura offert un très grand show ce soir.

Bad Religion (scène Warzone)

Une galère pour accéder à la Warzone pour voir les piliers de Bad Religion qui joue devant une fosse pleine (trop même car un pan d’une palissade se cassera la gueule en fin de set sans blesser quelqu’un fort heureusement). Mais le WTF du jour est sur cette lumière rose et bleu qui viennent se poser sur Bad Religion = totalement incohérent avec le groupe que ces couleurs les gars !! Petit soucis également au niveau des sorties des guitares : cela manque de jus dans les enceintes. On fera donc abstraction de ces problèmes pour écouter et voir toute l’énergie que dégage le groupe à une heure aussi tardive et tout le monde est réceptif au son des tauliers sur scène. Le punk-rock est toujours aussi solide qui n’aura rien perdu de son âge. Bad Religion aura clôturé avec brio cette deuxième journée si l’on zappe les soucis de son.

Une très grosse journée vient de se finir avec une très grosse fréquentation digne d’une ouverture des soldes, il faut admettre que la Kiss army fut belle et bien présente tout au long de cette journée.


Dernier jour du festival avec pour affiche tout aussi riche malgré les mécontents au sujet des têtes d’affiche, il y en a pour tout les goûts les gars calmos  et en plus le soleil est de la partie. La news du jour fut le « caca nerveux » de Danzig qui ne voulait pas jouer en Mainstage 02  à une heure si tardive, du coup c’est Ghost qui sera en clôture du festival et Danzig jouera à 21h45 sous la Valley.

The Arrs (scène Mainstage 02)

Quoi de mieux que de se réveiller au son hardcore des Parisiens de The Arrs, le groupe arborent des grands sourire, content d’être là et de jouer sur une Mainstage : nulle doute que le groupe a envie de tout exploser de bon matin. Illico presto Nico déroule toute sa puissance vocale pour venir déboucher les oreilles du public déjà bien présent en ce dimanche matin. Les morceaux de Soleil Noir sont interprétés avec puissance avec « 1781 » , « Du Berceau A La Tombe » ou encore « Mon Épitaphe » qui provoquera moult circle pit et des légions de pogos. The Arrs aura réveillé le Hellfest et c’est un soleil qui pointe son nez au-dessus de Clisson.

The Decline (scène Warzone)

Direction la Warzone pour de bon matin aller écouter un p’tit groupe de punk made in Rennes que j’avais raté lors de leur passage en terre bordelaise et en prime le soleil fait son apparition comme quoi même lui ne voulait pas rater ce set. Alors ici on va oublier les wall of death et cie pour au contraire se poser à écouter ces morceaux punk ou la bonne humeur se fait ressentir à chaque note. The Decline c’est le groupe qui file la pêche avec ces sonorités folk (le côté Breton qui ressort) laissant traîner des airs nostalgiques qui ne laissent pas indifférent. Le groupe a dans leurs veines du punk celtique qui fait bon vivre, que l’on apprécie d’écouter et que dire de ce « Smiling beast » ou le banjo se fera entendre digne des Dropkick Murphys c’est The Decline. Un groupe qui redonne le sourire, véritable fraîcheur qui vient de se faire à la Warzone.

The Ghost Inside (scène Mainstage 02)

Un peu de Metalcore provenant de The Ghost Inside qui lancera au public qu’ils auront voyagé de nuit pour venir jouer ce matin (il est 11h40) et c’est devant un public assez clairsemer que la double pédale coupler à une ribambelle de riffs qui provoquera le déchaînement des fans présents.  Après le groupe est dans une tendance identique à ce qui se fait actuellement dans le met’core : classique mais avec une touche efficace sans grande originalité ; en tout cas côté public semble faire effet parmi les fans avec quelques circle pit qui se forment, pour ma part peu convaincu par la prestation live de The Ghost Inside, next !!

Treponem Pal (scène Warzone)

De l’indus à la Warzone dur dur comme choix de placement que Treponem Pal ou la scène accueille ce qu’il y a de hardcore habituellement qui hélas malgré une excellente prestation avec en plus la touche féminine sur scène n’happera pas le public : sont hard ici. Un groupe qui malgré un set bien carré n’aura pas eut les faveurs du public de la Warzone c’est bien dommage.

Prong (scène Mainstage 02)

Une intro digne d’un film de western spaghetti qui sort des enceintes de la Mainstage 02 pour annoncer l’arrivée sur scène de Prong et non Pong (comme j’ai pu l’entendre par certains dans le public). Le thrash/indus metal qui a influencé NIN en autre arrivent sur scène en prenant possession de tout l’espace de celle-ci. Côté public, ce groupe parlera essentiellement au fan de la 1ère heure, le reste accrochera pas mal au fil des morceaux grâce à ces sonorités indus-thrash qui feront tilt à l’écoute. Le son est bon sans le moindre soucis (c’est plutôt bon signe pour le reste de la journée faut le souhaiter). Un set rudement bien ficeler qui aura permis de faire des nouveaux fans dans le public.

Le Bal des Enragés (scène Warzone)

Pas moyen de ne rater Le Bal des Enragés ou je m’étais déjà pris une belle claque lors de leur passage par Bordeaux, l’occasion est trop belle pour ne point rater cela. Le crew est au complet sur scène avec un set bien réduit, cela aurait du être en format bien plus long histoire de profiter au max de ce melting pot musical totalement barrer. La Warzone est pleine à craqué, prête à en découdre, l’excitation est à son maximum et quand est déclenché « If The Kids Are United »  avec son lot de cotillons qui vient exploser le premier rang, les Enragés sont lâchés avec un Poun et un Vx tournoyant sur toute la scène, de l’excellente chorégraphie faite par Reuno et Stef Buriez sur « Hate To Say I Told You ». Le Bal des Enragés est entrain de compresser les 2h30 de set dans les 40 minutes imparties en donnant tout à fond. Dans la fosse c’est la démence total, pogos, chants, slams tout y est du metalleux au keupon tous sont réunis pour s’éclater sur ces reprises que la clique déroule sur scène. Schultz reprendra en maester un « Feuer Frei » qui enflammera la scène grâce à Klodia et le public (totalement déganter). Un petit « Killing In The Name » fera exploser la Warzone de toute part et quand retentis les futs pour « Refuse/Resist » on tombe dans le chaos. Le son est excellent, les lights collent parfaitement avec le show enflammer de Klodia. Putain c’est déjà la fin alors pour se finir en beauté rien de mieux qu’un « Antisocial » et un « Vive Le Feu » qui achèvera tout le monde. Le Bal des Enragés aura placé une véritable branlée à la Warzone tout le monde repart en sueur mais avec un sourire aussi niais que lors d’un dépucelage. Ce fut court mais intense, bon choix du Hellfest en programmation mais un peu plus long cela aurait été mieux.

Riverside (scène Mainstage 02)

Place au sonorité rock progressif des Polonais de Riverside dont Mariusz Duda demandera au public s’ils ont leur place en Mainstage : la réponse est oui mais faudra être moins froid/distant avec le public. Car malgré un très bon set de sonorité progressive élaboré manquera de communication, le groupe semble autiste et totalement plonger dans leur musique. Riverside aurait plus trouver sa place à la Valley avec cette ambiance plus intimiste qu’en plein air.

Danko Jones (scène Mainstage 01)

Le soleil est au rendez-vous en cette dernière journée et c’est à Danko Jones de pointer sur scène tout en se disant fier de jouer sur la même programmation de ses potes VolbeatNewsted et Danzig (a qui il souhaitera un joyeux anniversaire car le p’tit Glenn fête ses 58 ans ce 23 juin).  En très grande forme le Danko autant vocalement qu’au niveau de la folie qui le dessert en s’amusant à plaisanter avec le public en plein morceau et tel un trublion arrivera à récupérer à son avantage les petits soucis techniques qu’il rencontrera. Ce mec est un génie et comme chaque génie se berce un peu de folie et la sa folie légendaire se perd un peu au fil des morceaux ou il préfère parler de lui que de faire son rock qui reste malgré tout efficace mais basculant un poil trop vers des riffs radiophoniques ouchhh va falloir se reprendre car à la longue cela risque de porter défaut.

Mass Hysteria (scène Mainstage 02)

Les furieux et les furieuses sont bien présent, c’est une Mainstage noir de monde qui acclame l’entrée de Mass Hysteria avec un Mouss en très grande forme avec une petite quenelle en arrivant et montrant au public le Breizh broder sur sa veste. Point de politique aujourd’hui juste une phrase que Mouss lâchera « On va montrer au Petit Journal qu’on n’est pas que des bœufs qui montrons nos culs. Marre que les metalleux passent pour des bouffons. »  (on notera que Le Petit Journal n’aura pas eut les couilles de diffuser le message intégralement, préférant en faire un montage et se mettre à leur avantage : cela prouve la merde qu’est cette émission [Barthes a la botte de BB choisit ce qu’il veut montrer]). 20 ans de carrière, un CD/DVD live à l’Olympia qui sortira en septembre 2013, quoi de mieux que de célébrer cet anniversaire au HellfestMH est fédérateur, le son est puissant VinzNico et Yann prenant possession de toute la scène, laissant à Mouss arpenter la scène, jouant avec les caméras et les photographes, Raph est survolté derrière ses fûts : MH est en très grande forme. Une foule en délire ou les slams, pogos seront fortement présent et comme le dira Mouss « tous les horizons sont représentés mais jamais sans violence ni problèmes ; pas comme avec les histoires de Fouine et de Booba » acclamation général du public. Juste après, une bonne partie du groupe ira dans le public pour lancer un « P4 » foutrement mortel et que dire de ce final avec une bonne partie du Bal des Enragés sur scène pour entonner un « Furia » de tout les diables. Avant de partir, Mouss demandera au public de faire un maximum de bruits pour les bénévoles et la sécurité qui sans eux n’en ferait pas un aussi bon festival.  Petit photo de fin avec les Challengers qui seront également présent sur la photo et il est temps à Mass Hysteria de quitter la scène.

Cockney Rejects (scène Warzone)

Un peu de Oï! avec les Cockney Rejects qui ont toujours proner  leur révolte vis à vis de la politique et du British Movement avec lesquels il y a fort longtemps le groupe eut une belle bagarre donc les mouvements de boxe qu’exécutera Jeff Turner sera pour dire qu’ils sont toujours prêt à combattre (et bon le père Jeff a un bon niveau en boxe amateur tout de même). Le groupe met l’ambiance devant une foule moins dense que tout à l’heure, morceaux très festif qui sont joués ou les slams seront bien présent.

Newsted (scène Mainstage 01)

Newsted arrive sur scène sous une intro à l’accent rap ou l’air est au nom de Newsted permettant aux fans de l’ère ou il jouait avec Metallica de faire grimper l’atmosphère et la température. Le son est thrash immédiatement, le bassiste fou est à fond, on le sent heureux d’être là et de jouer son premier album. Malgré un excellent plateau avec des musiciens de hautes voltiges, le public n’a d’yeux que pour le père Jason qui a toujours ce coffre vocale, les années n’ont rien retiré à sa voix. Les morceaux sont dans la lignée d’un thrash très classique mais toujours aussi bon. Étrangement tout le monde attend des reprises de Metallica et cela sera chose faite avec cette partie de « Creeping Death » résonne sur la Mainstage et pour clôturer le set de ce diablotin de Newsted un petit « Whiplash » pour le plus grand plaisir du public.

Voivod (scène Mainstage 02)

Place à Voivod de prendre le relais après Newsted (ex Voivod également), le thrash metal Canadien va venir réveiller ceux et celles qui sont entrain de bronzer (bah oui le soleil étant revenu, certains en profitent). Le groupe est tout sourire (une habitude avec les cousins de la lointaine province) avec un Snake plus grimaçant que jamais. Avec pas loin de 30 ans de boutiques, le groupe déroule les classiques qui comblera les fans présents dans la fosse. Un set joyeux à la limite de nous plonger dans une quatrième dimension que l’on frôlera. Que dire encore du père Anselmo qui aura assisté au set de Voivod depuis les backstages et qui viendra sur scène pour la reprise des Pink Floyd de « Astronomy Domine » et histoire d’enfoncer le clou d’inviter sur scène Jason pour interpréter « Voivod » : une grosse claque qui aura le mérite de dire au public : j’y étais !!

Gojira (scène Mainstage 01)

La Mainstage 01 est pleine, la température grimpe de plus en plus, place aux tauliers de Gojira. A peine « Explosia » démarré que dans le public cela part en slam, une vague humaine se forme au fur et à mesure du morceau. La denrée du Hellfest fera même un slam en morey (en clin d’œil à Mario), un public en liesse complet scandant chaque morceau des Goj‘. Pas de répit c’est un « Flying Whales » qui détonne dans les enceintes (mais hélas au fur et à mesure du set le son deviendra un peu mou dans les enceintes du au vent qui se levait). Set très carré de bout en bout, Gojira enchaînera les morceaux a grand coup de riffs plus cinglants les uns que les autres. Sur « Wisdome Comes » Joe demandera au public de faire le plus grand braveheart du festival qui est tout simplement énorme. Sur un jam Mario prendra micro et guitare tandis que Joe ira se placer derrière les fûts pour un morceau déjanter à souhait. Gojira aura retourné la Mainstage 01 avec un gigantesque set, les tauliers ont frappés fort et juste.

Buzzcocks (scène Warzone)

Hélas arriver trop tard pour assister au set des Buzzcocks, j’en retiens simplement un groupe en pleine forme, souriant le tout avec un excellent son devant un public bien présent.

The Toy Dolls (scène Warzone)

Warzone pleine à en refouler du monde pour venir assister au set de The Toy Dolls avec hélas un Tom qui devra rester assis tout le long du set car il a eut un petit accident (entorse du genou) qui l’empêche d’être sur ses deux jambes. Le public ne lui en voudra pas, bien au contraire, certains lèveront leur pinte pour sa santé ! Du punk décalé et joyeux, un Olga qui sera des plus toniques sur scène, un public devenant enfantin au possible, allant à faire travailler les Challengers avec une multitude de slams. Energie communicative de part et d’autres de la Warzone. Un set d’une heure qui aura semblé paraître bien plus court tellement on s’éclate au son des Toy Dolls, avec eux the punk is not dead !

Stone Sour (scène Mainstage 01)

Bas le masque pour Corey Taylor (Slipknot) qui arrive sur scène avec Stone Sour avec une grosse évolution depuis leur passage en 2010 (la voix de Taylor a prit du coffre cette fois-ci). C’est bien entendu des morceaux de House Of Gold And Bones Part1 & Part2 qui seront joués ce soir (en pleine promo pardis !) festival des « fuck/fucking » également de la part de Corey s’il avait du mettre 1€ dans le bousin, il y aurait eut de quoi se payer un petit repas après le concert.  Un set metal qui est joué et plutôt de bonne qualité si on se trouve prêt de la scène (au-delà le son se dégrade). Une reprise de Black Sabbath avec « Children Of The Grave » rudement bien interpréter. Petit passage guitare sèche sur « Bother » qui sera un poil gâcher par les balances batteries des père Lordi et Corey Taylor devra si reprendre pour terminer le morceau. La cuvée 2013 de Stone Sour fut bonne avec un Corey Taylor en très grande forme.

Lordi (scène Mainstage 02)

Et voici le Lordi Show, bon je ne vais pas mentir mais là sur scène à part les costumes c’est carnaval dans la lignée d’un muppet show ! C’est un show visuellement parlant tout y est décors et costumes fort bien réalistes. On est pas loin d’un concours de show avec Kiss avec ces artifices, mousses et les Nympherno  qui viendront se trémousser sur deux morceaux. Le set est bien rodé, public très réactif même, c’est du hard-rock « festif » (je sens que je ne vais pas me faire des amis pour le coup), le groupe s’amuse et le public s’en amuse, on passe un bon moment, bière à la main à voir et écouter Lordi. Sur « In Snows In Hell » Jay Jay French de Twisted Sister viendra sur scène en guest pour un morceau sympa.

Volbeat (scène Mainstage 01)

Place à Volbeat et son metal rockabily, groupe qui doit encore faire ses preuves avec le public français (allez les gars, ce groupe vaut réellement le coup), le backdrop à l’image du dernier album des Danois : Outlaw Gentlemen & Shady LadiesPoulsen très humble se prendra même à s’excuser de jouer sur la Mainstage en tête d’affiche, mais quoi il faut pas Volbeat mérite largement sa place diantre ! L’arrivée de Rob Caggiano (ex Anthrax) au sein du groupe donne une autre dimension à Volbeat. La voix de Poulsen frétille tel un Elvis, les morceaux sont là pour donner la patate, les musiciens dominant toute la scène tout est là pour un excellent live. Que dire de la présence de Barney (Napalm Death) pour chanter en guest sur « Evelyn » qui est tout simplement excellente. Volbeat transpire l’esprit rockab’ , les morceaux s’enchaînent sans répris, morceaux réchauffant le corps et l’esprit, un très bon set qui fut jouer, un groupe qui s’éclatait sur scène et qui a été épatant.

Punish Yourself (scène Warzone)

Le temps de quitter Volbeat pour venir me prendre une petite raclée avec le set de Punish Yourself. Le son electro-indus-punk prend directement aux tripes (putain c’est bon signe) un public totalement en transe, des slams en pagailles se font en devant de scène, il n’y a pas ce groupe est taillé pour les festivals et de nuit : on se prend une véritable claque à tout niveau. Le décor est celui de la tournée du Holiday In Guadalajara Tour. Tout est présent entre les effets visuels de Klodia, les peintures phosphorescentes ces beats malsains qui met en transe immédiatement et ce côté punk qui ressort. La Warzone devient le théâtre décadent de Punish Yourself qui ravit tout le monde. Un set barré qui met une belle volée aux festivaliers.

Ghost  (scène Mainstage 02)

Place au Papa Emeritus II sur la Mainstage 02 devant un parterre d’adepte prêt à écouter la grande messe qui va être donner. Ghost mérite le détour avec ses sons très spirituelles et mélopées 80’s, on est happé par le set que délivre le groupe.  Les Suédois excellent sur deux tempos metal et ce soupçon de pop qui en fait un cocktail fort étant ou on y prend très vite gout. Ghost évolue au fil des ans et là il a prit de la bouteille et de la bonne, le set est enveloppé d’une façon qu’il est dur de s’en décrocher. Une clôture de l’édition 2013 dans une messe qui prend aux tripes, le Papa aura bénis toutes nos âmes métal, un plaisir de les voir sur une Mainstage, amen !

L’édition 2013 fut riche en concerts, en découvertes, en déception mais surtout en confirmation de la prestance de certains groupes en live. Un grand bravo à l’organisation qui au fil des ans améliorent sans cesse le festival pour le meilleur des festivaliers, d’avoir placer cette si lointaine Warzone a part en a fait un festival dans un festival mais à corriger ce soucis d’étranglement pour y arriver (problématique avec les stands alimentaires en plein milieu qui bouchonne l’accès au festival).

Un grand bravo aux Challengers pour leur travail fournit encore cette année, à la dream team des photographes (CamilleLaurieBen et les autres que je n’ai croisé que furtivement), au Hellfest pour la confiance accorder une nouvelle fois (spécialement à Roger pour ma part).

On repart pour le décompte pour l’édition 2014 avec déjà Annihilator d’annoncer.

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